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photo du journal web info
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L’émission Air Crash explique que le commandant avait fait sortir le copilote du cockpit pour rester seul aux commandes.

À la date anniversaire du 8 mars, la série documentaire télévisée canadienne Air Crash a diffusé une reconstitution très réaliste en 45 minutes de la disparition du vol 370 de Malaysia Airlines le 8 mars 2014.

Produit au Canada mais largement diffusé en Europe notamment par National Geographic Channel, Air Crash est très regardé dans les milieux de l’aéronautique. Et ce, d’autant qu’Air Crash annonçait un scoop : le mystère élucidé du vol MH 370.

Selon Air Crash, le MH 370 a disparu parce que le commandant de bord l’a fait disparaître. Il l’a fait disparaître parce qu’il s’est emparé de l’appareil. Il s’est emparé de l’appareil en faisant sortir le copilote sous un prétexte quelconque pour s’enfermer dans le poste de pilotage et rester seul aux commandes.

La similitude n’échappera à personne ayant vu l’épisode : Air Crash reconstitue comment le copilote aurait essayé en vain de persuader le commandant de déverrouiller la porte. Exactement ce qui se serait produit mardi dans l’Airbus de Germanwings.

Coïncidence de dates : l’épisode d’Air Crash qui tourne en boucle depuis deux semaines retient comme explication la folie d’un des pilotes, plus probablement celle du commandant de bord Zaharie Ahmad Shah.

Et seize jours après la première diffusion, le scénario se reproduit entre Barcelone et Düsseldorf, à l’approche des Alpes-de-Haute-Provence.

Entouré d’avis d’experts internationaux, Air Crash s’appuie sur les dernières données connues du vol Malaysia (le transpondeur et l’ADS-B coupés puis les changements de cap) pour, excluant les autres hypothèses, retenir ce scénario - le seul plausible, selon Air Crash - d’un membre de l’équipage fou, suicidaire, résolu à crasher l’appareil.

La reconstitution montre le copilote tambourinant sur la porte verrouillée. Puis, l’air vient à manquer dans la cabine et, après douze minutes, les 228 passagers meurent par asphyxie, hôtesses comprises.

Air Crash imagine que le commandant a pu demander au copilote d’aller lui chercher du café.

Au retour, le copilote trouve la porte verrouillée. Un parlophone permet de parler au commandant mais si celui-ci ne cède pas aux suppliques, le copilote ne pouvait s’introduire dans le poste de pilotage. Et le Boeing 777 a continué de voler plein sud jusqu’à épuisement du carburant, et terminer dans l’océan, quelque part au large de l’Australie.

33 morts dans le crash volontaire du vol 470 LAM

Le 29 novembre 2013, un Embraer 190 de la compagnie publique LAM décolle de l’aéroport international de Maputo (Mozambique). Il n’atteindra jamais sa destination, l’Angola.

L’appareil s’est écrasé dans le nord de la Namibie. 33 personnes décèdent dans la catastrophe aérienne, la pire de l’histoire du Mozambique.

L’enquête a révélé que l’avion croisait à une altitude de 11 km avant d’entamer une descente rapide de 1.800 mètres par minute. Au sol, le faible étalement des débris indiquait un crash à vitesse élevée, comme si l’avion piquait.

Les boîtes noires ont permis d’entendre les bruits dans le cockpit dans les minutes précédant le crash. Le commandant de bord, seul dans la cabine de pilotage, a volontairement enclenché la descente. Sans jamais répondre au copilote, coincé à l’extérieur, qui frappait lourdement à la porte. L’enquête a conclu au suicide du commandant de bord, entraînant la perte de 32 autres vies.

217 morts dans le crash du vol 990 EgyptAir

Le 31 octobre 1999, le vol 990 EgyptAir s’abîme dans l’océan Atlantique. Il reliait Los Angeles au Caire avec 217 âmes à son bord. Il n’y a pas de survivant.

L’enquête américaine conclura au suicide du copilote. La version égyptienne de l’investigation aboutira à la révélation d’une défaillance technique. L’enregistrement de la boîte noire récupérée permet toutefois d’entendre clairement le copilote prononcer les mots "Je me confie à Dieu" à plusieurs reprises : l’une avant de débrancher le pilote automatique; plusieurs fois juste après.

Selon les données de vol, le commandant de vol a tenté de faire remonter l’avion tandis que le copilote faisait tout pour le faire plonger, alors que les moteurs étaient coupés.

104 morts dans un crash controversé

Le vol 185 SilkAir s’est écrasé le 19 décembre 1997. Il reliait Jakarta à Singapour. Le bilan est lourd : 104 personnes ont perdu la vie. Plusieurs enquêtes ont été menées suite à cette catastrophe, entraînant une controverse dans le monde de l’aviation.

En effet, deux bureaux d’investigation - l’un américain, l’avion était un Boeing, l’autre indonésien - vont parvenir à la même conclusion : les boîtes noires ont été déconnectées juste avant que l’appareil n’entame un piqué et se disloque en vol. Le pilote, Tsu Way Ming, s’est suicidé.

Mais le service d’enquête indonésien maquillera la cause du crash en indiquant "Indéterminé" dans son rapport, afin d’éviter un scandale. La différence de conclusion engendrera une polémique, les uns estimant que le suicide n’était pas prouvé, les autres argumentant que l’avion n’aurait techniquement pas pu tomber sans une manœuvre manuelle et volontaire.

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